L'Arjel conclut une année 2017 en hausse sur tous les secteurs d'activité en ligne !

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Par LE 09.02.2018
L'Arjel conclut une année 2017 en hausse sur tous les secteurs d'activité en ligne !

L’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne a publié son rapport sur l’année 2017 et a enregistré pour la première fois depuis 2010 des hausses sur tous les secteurs d’activité régulés, à savoir les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. 9,2€ milliards ont été misés par l’ensemble des joueurs en ligne français, montrant une hausse de 9 % comparé à l’année 2016.

Pour autant, l’Arjel reste assez critique vis-à-vis du système de taxation des opérateurs qui leur impose des charges trop importantes et empêche d’avoir une réelle diversité d’offre pour les joueurs. Les opérateurs sont taxés sur les mises des joueurs alors qu’il serait plus judicieux de les taxer sur les bénéfices. Les mises ne représentent en effet pas forcément des bénéfices pour les opérateurs puisqu’une partie non-négligeable est reversée sous forme de gains.

Les paris sportifs restent dominants

Les paris sportifs restent le secteur le plus fort avec 2 millions d’utilisateurs actifs (contre 1,6 millions en 2016). Ils ont dominé chacun des trimestres de cette année, confirmant leur domination en 2016. Cette activité est la plus démocratisée auprès des parieurs et est dominée par le football. 2018 pourrait voir une nouvelle hausse des paris sportifs avec l’organisation de la Coupe du Monde.

Les paris hippiques cassent cette année une tendance baissière de quatre ans. L’Arjel explique cette hausse par le « renouvellement de l’offre et l’augmentation du taux de retour parieurs ». Le nombre de comptes actifs a été plus important l’année dernière qu’en 2016, avec 523,000 comptes contre 484,000.

Le poker connaît enfin une hausse, bien qu’elle soit encore timide. Les perspectives pour le futur sont bonnes puisqu’un accord entre régulateurs européens a eu lieu et prévoit un partage de liquidités avec les Portugais, Espagnols et Italiens en 2018. Après avoir fait sept année de poker « entre français », le gouvernement a enfin compris que la survie passait par une ouverture du marché, afin de proposer de meilleures offres aux joueurs français et de plus grosses garanties sur les tournois.

Le système de taxation français absurde

Les résultats de l’année sont donc assez convaincants. Les premier, deuxième et troisième trimestres laissaient d’ailleurs présager une année de croissance pour les opérateurs. Pour autant, le système de taxation n’a pas encore été modifié et empêche le marché d’être varié.

Peu d’opérateurs peuvent se permettre de profiter du marché français, en grande partie à cause de son système de taxation très agressif. Les opérateurs doivent en effet payer leurs dus sur les mises des joueurs et non sur les gains réalisés, ce qui reste une absurdité. Une mise peut se transformer en gain et l’opérateur paie alors deux fois, une fois au gouvernement et l’autre fois au joueur. L’Arjel a besoin de mettre la pression au monde politique pour changer cet état de fait qui empêche d’avoir une réelle diversité et une réelle offre pour les joueurs en ligne. Seul les opérateurs les plus dominants subsistent et les « petits » doivent abandonner, faute de profits.

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