Une vérité alternative sur les problèmes de jeux de la part des tabloids anglais

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Par LE 29.08.2017
Une vérité alternative sur les problèmes de jeux de la part des tabloids anglais

Une nouvelle étude lancée par la Commission Britannique des Jeux a eu un écho très sensationnel sur une partie de la presse papier. Beaucoup de tabloids ont en effet décidé de choisir des titres très racoleurs et alarmistes pour attirer le regard, quitte à dépeindre une réalité alternative.

Les médias fidèles à eux-mêmes

La Commission Britannique a lancé une étude qui montre que la Grande-Bretagne compte désormais 0,2% de joueurs à problèmes de plus. Les problèmes de jeux ne sont pas à prendre à la légère et il est important, une fois repérés, de mettre en place des moyens pour réduire les risques de mises en danger, principalement financiers.

Mais la façon de dépeindre certaines informations de la part des médias officiels a été, une fois de plus, à l'extrême limite de la vérité.

Selon le Guardian, « plus de deux millions de personnes en Grande-Bretagne ont des problèmes de jeux ou sont des personnes à risque », avant de préciser que le nombre estimé de joueurs à problèmes étaient de 430,000 (sur quelque 54 millions de personnes âgées de 16 ans et plus). Le Sun de son côté a préféré un titre encore plus alarmiste : « Plus de deux millions de personnes sont probablement des joueurs à problème. »

L'étude menée par la Commission Britannique a été faite sur un échantillon d'environ 15,000 personnes et la hausse de joueurs à problème observée a été de 0,2%. Cette marge faible pourrait correspondre à la marge d'erreur qu'il faudrait appliquer pour une étude basée sur un tel échantillon. Au lieu de rester dans la nuance – tout en prenant au sérieux les problèmes de jeux – les tabloids ont préféré jouer sur le titre racoleur et le ton alarmiste.

Même si la Grande-Bretagne possède l'un des marchés de jeux d'argent les plus développés, le taux de joueurs à problème n'est pas si élevé par rapport à d'autres pays. Les Australiens et les Neo-Zélandais sont parmi les plus à risque dans ce domaine. 1,7% de joueurs compulsifs sont estimés en Australie.

Alors que les résultats de cette étude ont été interprétés de façon très personnelle par la médias papiers, un autre problème bien réel est condamné par nombre d'individus et de personnalités. Les FOBTs (Fixed Odds Betting Terminals) représentent un danger très concret pour les joueurs dits « faibles ». Ils permettent de perdre des fortunes en un temps record et sont présents aux quatre coins du pays.

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