Après l'affaire du CrockFords Casino, le Borgata poursuit Phil Ivey pour 9.6$ millions

img auteur
Par LE 15.04.2014
Après l'affaire du CrockFords Casino, le Borgata poursuit Phil Ivey pour 9.6$ millions

Le casino le Borgata d’Atlantic City a décidé de poursuivre Phil Ivey pour un montant de 9.6$ millions, montant qu’il avait gagné en plusieurs sessions de baccarat dans l’établissement en 2012. Suite à l’affaire du Crockfords de Londres, voici donc une autre affaire d’edge sorting pour le champion de poker.

Une nouvelle tentative d’edge sorting réussie

Les faits se sont produits pendant l’année 2012. Cette année, Phil Ivey se rend au Borgata pour y jouer au baccarat mais selon des conditions particulières. Tout d’abord il appelle le casino pour leur dire qu’il est prêt à mettre 1$ million sur la table. Pour ce prix-là, le joueur a le droit de poser certains conditions. C’est là que les choses prennent une tournure similaire à ce qu’il s’est passé au casino Crockfords.

Pour jouer, il exige une table privée un peu à l’écart. Puis, il demande que le croupier parle le mandarin et que sa collègue Cheng Yin Sun soit présente avec lui (même personne que pour ses sessions au Crockfords). Enfin il émet le souhait de jouer avec les cartes de la société Gemaco et d’utiliser un mélangeur de cartes automatique. Tout cela est mis en place pour lui permettre d’avoir un avantage grâce à l’edge sorting (tirer avantage d’un défaut visuel des cartes).

Car grâce au mélangeur automatique, les cartes restent toutes dans le même sens et la complice d’Ivey peut alors lire certaines cartes faces cachées grâce à un minuscule défaut visuel. Cet avantage supplémentaire permet donc au couple d’engranger de belles sommes au détriment du casino.

4 sessions pour un gain de 9.6$ millions

Sa deuxième session a duré 56 heures pour 1.6$ million de gain et sa troisième « seulement » 17 heures pour un bénéfice de 4.8$ millions. Sur les 4 sessions effectuées en 2012, Ivey a ainsi pu gagner 9.6$ millions. A chaque fois, les conditions étaient les mêmes et les gains suivaient. Ce qui est étonnant c’est que le casino l’ait laissé continuer à jouer malgré tout ça. Il aurait dû comprendre que le joueur avait trouvé une faille (surtout quand l’on demande systématiquement à mettre les cartes dans un certain sens et qu’on enchaîne les coups gagnants sur un jeu essentiellement basé sur le hasard).

Comme le Crockfords Casino, la question est de savoir ici si le joueur a triché ou non. Selon les points de vue, les positions changent. Pour le moment, la tendance générale consiste à dire qu’il s’agit d’une technique à la limite mais qu’il ne s’agit pas de triche puisque le joueur tire avantage d’un défaut du constructeur. Les cartes sont proposéees par le casino donc c’est à lui de prendre ses précautions.

Le Borgata poursuit donc Phil Ivey pour le remboursement des sommes gagnées, mais aussi la complice de Ivey et le constructeur de cartes Gemaco. Il y a quelques années, un joueur de blackjack raflait 5$ millions en un temps record dans ce même casino et avait réussi à conserver ses gains. En sera-t-il de même pour Phil Ivey ?

PUBLICATIONS ASSOCIÉES

Réagir à cet article

Vous devez être connectés pour commenter. Inscrivez-vous ou connectez-vous.