Bilan de l'Arjel au 4ème trimestre 2014 et explications de la tendance poker

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Par LE 06.02.2015
Bilan de l'Arjel au 4ème trimestre  2014 et explications de la tendance poker

Les jeux d’argent en ligne en France ont fini l’année comme ils l’avaient commencé, en affichant une hausse sur les paris sportifs, mais une baisse continue sur le poker.

Les paris sportifs toujours solides

« Les tendances confirmées depuis le début de l’année 2014 se sont à nouveau confirmées au 4ème trimestre. »

Les paris sportifs sont l’activité en ligne qui a le plus de succès en France. La hausse est de 22% sur le dernier trimestre. Sur l’année complète, elle est de 31%. Même les salles de poker commencent à proposer ces paris, ce qui tend à renforcer l’activité dans son ensemble.

A noter que la Coupe du Monde cette année a fait un énorme boulot à ce niveau et laisse penser que l’année prochaine verra une baisse.

Baisse du cash-game, hausse des tournois

Mais le constat le plus alarmant concerne le poker, encore et toujours. Les tendances sont similaires : le cash-game est fuit par les joueurs (-12%) mais les tournois sont légèrement plus populaires (+8%).

Plusieurs explications peuvent être apportées à cela.

Il faut d’abord tenir compte du ralentissement naturel qui peut s’opérer après 4 années de régulations. Mais le gouvernement et les opérateurs ont leur part de responsabilité.

En effet, la pression fiscale, à la fois sur les rooms mais aussi sur les joueurs – via le rake prélevé à chaque main ou tournoi – est un élément clé de la tendance baissière.

Le marché du poker en ligne français étant cloisonné, les gros joueurs tentent de profiter de l’offre éminemment plus intéressante à l’étranger. Les petits joueurs quant à eux sont moins soucieux de cette offre, tout simplement car étant de petits joueurs…

Les opérateurs insistent sur les tournois

Les salles de poker surfent bien plus sur les tournois que sur le cash-game. En effet, les tournois ont un côté attractif pour la possibilité pour les joueurs d’empocher une belle somme en une soirée.

Pour être gagnant en cash-game, il faut être bien plus régulier et assidu. L’idée pour un joueur récréatif, et donc un peu impatient par nature, de devoir « grinder » pendant des semaines pour dégager du profit n’est pas aussi attractive que de consacrer une seule soirée et tenter de faire une table finale. Et même si faire une table finale quand on joue un tournoi à 1.000 joueurs est ardu, une victoire peut rembourser des dizaines de buy-ins.

Voilà pourquoi les salles concentrent leurs efforts sur les tournois, et en particulier les tournois rapides. Car ils comprennent que les joueurs veulent du concret, du fun. Les tournois Expressos de Winamax ont connu un énorme succès, et un nombre impressionnant de room ont repris le concept (notamment le géant Pokerstars). L’intérêt pour les salles est de pouvoir booster les visites et récupérer plus de rake dû à la rapidité, et donc l’enchainement des parties.

Bref, on sent le cercle vicieux. Les joueurs sont moins patients, les opérateurs profitent de cette tendance et insistent sur de meilleurs offres tournois, et le gouvernement continue de taxer de façon trop importante le cash-game. En l’absence de changement de stratégies en 2015, on peut être assuré que la tendance sera la même…

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