L'Autorité de régulation des jeux en ligne italienne prépare une contre-attaque sur les opérateurs illégaux

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Par LE 07.10.2014
L'Autorité de régulation des jeux en ligne italienne prépare une contre-attaque sur les opérateurs illégaux

Un rapport annoncé par le Premier Ministre Pier Carlo Padoan au Conseil des Ministres a annoncé l’adoption prochaine de nouvelles mesures pour contrer les opérateurs de jeux en ligne illégaux.

Collaboration entre plusieurs acteurs

Le rapport de 140 pages explique comment lutter efficacement contre les jeux en lignes illégaux en traçant les transactions douteuses, puis remonter la piste pour avoir à la fois l’identité du joueur mais aussi celui de l’opérateur.

Ce texte devrait être introduit assez vite au Parlement. Quand cela sera le cas, les autorités de régulation italienne (AAMS, l’équivalent de l’Arjel en France) devront collaborer avec les états membres européens pour pouvoir tracer efficacement les transactions financières en question.

Officiellement, ce genre de mesure est vu comme salvatrice dans un pays où la crise est très profonde. Le Ministre des Finances a déclaré que les opérateurs illégaux empêchaient l’état de gagner environ 122 millions d’euros en taxes chaque année.

Le gouvernement espère mettre la main sur cette somme en utilisant l’aide des banques internationales et des institutions financières.

« Ces mesures font partie de notre politique pour prévenir et arrêter ce genre de violation qui porte atteinte à notre économie nationale. »

Entre la théorie et la pratique…

Reste à savoir si l’AAMS aura le poids nécessaire et les moyens pour recueillir ces informations bancaires, ou même simplement si elle saura traiter tous les contrevenants de la même façon. Nous savons qu’en France, la « puissance » de l’Arjel est assez relative et certaines sociétés ont montré par le passé qu’elles pouvaient bénéficier de passe-droits vis-à-vis de la régulation.

C’est le cas par exemple du plus gros opérateur de paris sportifs français (…) qui acceptait encore en début d’année une partie de ses gros joueurs de casino alors que la régulation le lui interdisait officiellement depuis juin 2010 (et qu’elle le savait pertinemment). Comme quoi, cela dépend toujours d’où vient la fraude… Les gros bonnets ont de quoi faire plier certaines autorités.

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