Phil Ivey se défend suite à ses gains de 7.3£ millions au CrockFords Casino

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Par LE 09.10.2014
Phil Ivey se défend suite à ses gains de 7.3£ millions au CrockFords Casino

Phil Ivey, détenteur de 10 bracelets WSOP, a entamé une procédure en justice pour se faire payer ses 7.3£ millions gagnés au Punto Banco au casino CrockFords de Londres. Selon ses dires, il tient à clarifier la situation parce qu’il mérite ces gains mais surtout parce qu’il refuse d’être considéré comme un tricheur – certainement l’insulte la plus grave pour un joueur professionnel.

Stratégie risquée mais pas de triche

Phil Ivey avait admis avoir utilisé, avec sa compagne de jeu, la technique de l’edge sorting, une technique qui permet d’identifier un défaut sur certains types de jeux de cartes et de pouvoir identifier certaines d’entre elles alors qu’elles sont face cachées.

Logiquement il y a triche lorsqu’un joueur utilise un appareil ou quelque chose qu’il apporte lui-même, au détriment du casino. Dans le cas présent, le joueur a décelé une faille dans les cartes fabriquées par la société Gemaco et utilisées par le casino CrockFords. C’est pour cette raison qu’il estime qu’il n’est pas un tricheur.

« Ce n’est pas dans ma nature de tricher et je ne risquerai pas ma réputation en agissant contre la loi. En tant que joueur professionnel, mon travail est de chercher à réduire l’avantage que le casino a sur moi. »

« Mon intégrité est infiniment plus importante que le fait de gagner une grosse somme, et c’est pour cela que j’entame cette procédure pour prouver que j’ai été traité injustement. »

« J’utilise toutes les stratégies possibles quand je joue au casino. Je ne ferai pas mon travail correctement si je ne cherchais à utiliser les failles que j’identifie. […] Par contre aucune technique n’est infaillible. A chaque fois que je joue, je prends le risque d’échouer dans ma stratégie. Certaines sont très complexes ou difficiles à exécuter, ce qui entraine pour moi de perdre parfois beaucoup d’argent. »

Lorsqu’il jouait au Punto Banco, Ivey misait jusqu’à 50.000£ la main, ce qui peut s’avérer très couteux si la stratégie n’est pas optimum.

Phil Ivey a même tenu à intervenir dans l’émission 60 minutes Sports pour expliquer qu’il n’est pas un tricheur et qu’il mérite l’argent qu’il a gagné.

L’affaire du Borgata pour l’année prochaine

En parallèle le joueur avait également gagné 9.6$ millions au casino Borgata d’Atlantic City, cette fois en jouant au baccarat, un jeu similaire au Punto Banco. Comme avec le CrockFords la technique utilisée est la même et le casino a également refusé de payer le joueur (les cartes proviennent toujours du fabricant Gemaco). Ce dernier devra attendre l’année prochaine pour s’expliquer devant les tribunaux et tenter de récupérer ses gains. 

EDIT: La décision rendue par la Cour de Justice Britannique a été claire. Celle-ci considère qu'Ivey a utilisé des moyens non légaux - a triché donc - et que le casino n'a pas à payer les gains du joueur.

Même si le Crockfords Casino s'en sort en évitant de payer ces millions, il devient clair pour beaucoup de joueurs que cet établissement pourra trouver dans ce genre d'affaires des excuses pour ne payer, alors même que l'erreur était provoqué par leur seule incompétence. Qui voudra à l'avenir dans ce casino qui ne paie pas ses joueurs...?

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