Le marché en ligne espagnol au T1 2017 - De la croissance mais trop de taxes pour les opérateurs

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Par LE 18.05.2017
Le marché en ligne espagnol au T1 2017 - De la croissance mais trop de taxes pour les opérateurs

Malgré une baisse du budget marketing de la part de l'ensemble des opérateurs en ligne espagnols, le marché a observé une nouvelle hausse (année sur année) sur le premier trimestre 2017. Malgré les résultats convaincants, il est important de noter que l'activité a légèrement reculé par rapport au quatrième trimestre 2016 et que moins de 20% des opérateurs arrivent à générer du profit.

Paris sportifs toujours en tête devant les casinos en ligne

Le marché espagnol a plus à offrir que le français en raison de l'offre disponible bien plus complète. Le premier trimestre 2017 a montré une nouvelle fois que le marché était dynamique avec quelque 20% de plus que sur le premier trimestre 2016. Malgré tout, les revenus étaient moins importants sur le quatrième trimestre 2016.

L'ensemble des verticaux du marché se porte assez bien avec les paris sportifs en tête avec 71,6€ millions de chiffre d'affaires, ce qui correspond à 22% de hausse sur le T1 2016. 70% des paris passés pendant la période ont été faits pendant les matchs.

Les casinos en ligne ont crû de 30% pour 32,5€ millions, sachant que les machines à sous et la roulette sont à égalité avec 13,7€ millions de revenus chacun. Le blackjack a généré 5,1€ millions pour 18% de hausse et le baccarat s'est stabilisé avec 2,5€ millions. Les joueurs espagnols montrent leur amour de la roulette en dépensant autant sur ce jeu que sur les machines à sous en général.

Le poker en ligne n'a pas brillé, comme sur la plupart des pays européens régulés. Les joueurs ont dépensé 1,8% de moins que sur le T1 2016, sachant que, comme toujours, le cash-game a globalement reculé et les dépenses en tournois ont augmenté. Enfin, le bingo en ligne a montré une hausse de 6,9% pour 2,4€ millions.

Les taxes étouffent les opérateurs

Le constat de ce premier trimestre 2017 est bon si l'on regarde les indicateurs de croissance. Cela dit, l'ensemble des opérateurs montre des difficultés à générer des profits, en partie dû à la taxation trop agressive. L'association Jdigital a déclaré dans son dernier rapport que moins de 20% des opérateurs ne faisaient pas d'argent. Son président Sacha Michaud estime que le gouvernement devrait baisser les taxes pour laisser un peu d'air aux sites.

Le directeur du régulateur espagnol DGOJ, Juan Espinosa Garcia, est d'accord sur le fait que les taxes sont trop élevées et espère que le gouvernement fera un pas en avant pour favoriser les opérateurs locaux et faire en sorte que les joueurs n'aient pas envie d'aller sur des sites internationaux non-régulés. 

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