L'Association Française des Jeux en Ligne alerte encore les autorités françaises

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Par LE 15.06.2015
L'Association Française des Jeux en Ligne alerte encore les autorités françaises

Selon l’Association Française des Jeux en Ligne (AFJEL, à ne pas confondre avec l’Arjel, le régulateur en ligne depuis 2010), la France a un besoin urgent de retravailler son marché des jeux en ligne.

Les points clés à retravailler

Vous ne connaissez peut-être pas l’AFJEL, cette association créée par les groupes Betclic Everest, France-pari et Zeturf et réunissant 6 opérateurs en tout. Le but de cette association, dont le nom est étonnamment proche de celui de l’Arjel, est de représenter les intérêts des opérateurs afin d’essayer d’avoir plus de poids pour remanier marché français.

Récemment, l’AFJEL a publié un rapport sur les 5 premières années du marché des jeux en ligne français pour en dresser un bilan un peu alarmiste. L’association appelle l’ARJEL et le gouvernement français à effectuer des changements avant que ce marché ne meurt dans quelques années.

D’après l’AFJEL, le lancement du marché français en juin 2010 a été un échec et ne parvient pas à être attractif pour les opérateurs. Le niveau de taxe trop élevé est clairement remis en cause. Les opérateurs sont soumis à une taxe de 33%, plus 9.3% prélevés sur le chiffre d’affaires des paris sportifs et 2% sur le poker cash-game.

L’AFJEL est particulièrement critique sur ce taux de taxation mais aussi sur l’offre de paris sportifs trop limitée du marché, sur le fait que les casinos en ligne ne soit prévus dans le loi et sur la situation de monopole d’état du PMU, injuste pour les autres (85% de l’ensemble des paris hippiques).

Un marché jeune qui s’essouffle déjà

Au départ, 62 licences avaient été accordées à différents opérateurs en 2010. Aujourd’hui, à peine la moitié est encore valide. Un chiffre qui montre le manque d’attractivité du marché.

Des changements ont donc besoin d’être fait le plus vite possible, avant que le reste des opérateurs ne se lasse et qu’il ne reste plus qu’une petite poignée d’acteurs dominant le marché et empêchant – encore plus - l’offre d’être intéressante pour les joueurs.

A noter qu’un rapport similaire avait été fait en 2011 déjà, mais les autorités françaises n’en ont pas tenu compte.

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