Les joueurs compulsifs ont plus de probabilité d'être sujet à la dépression

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Par LE 29.05.2015
Les joueurs compulsifs ont plus de probabilité d'être sujet à la dépression

Les joueurs considérés comme des joueurs invétérés, ou compulsifs, ont plus tendance à être confrontation à la dépression que les autres, selon une étude de l’université de Québec.

Des données accumulées sur des décennies

Les joueurs compulsifs développent souvent des troubles mentaux tels que la dépression. Parfois, ce sont ces « troubles mentaux » qui peuvent provoquer une addiction au jeu.

Les chercheurs de l’université de Québec ont trouvé un lien entre le jeu compulsif et la dépression grâce à des données accumulées sur plusieurs décennies.

En 1984, des chercheurs ont commencé à analyser la vie et le comportement de quelques 1.162 petits garçons, tous venants de quartiers pauvres de Montréal. Sur des années, les chercheurs ont accumulé des données sur ces enfants, observé leur adolescence et leur entrée dans l’âge adulte, en analysant leurs relations avec leurs familles et amis, ainsi que leur impulsivité.

Les chercheurs n’ont évidemment pas pu garder des données précises sur tous les enfants.

La bonne nouvelle est que sur 888 garçons (devenus des hommes depuis), seuls 3% ont développé un comportement addictif face au jeu. Ce chiffre est en adéquation avec les statistiques générales concernant l’addiction, quoique très légèrement au-dessus. Cela n’est pas surprenant car l’échantillon observé était constitué de personnes ayant un haut risque de développer des « séquelles » multiples.

Addiction, dépression et impulsivité

Mais c’est en regardent de plus près que les chercheurs se sont rendus compte que 73% des hommes ayant des problèmes de jeux étaient également sujet à la dépression.

Cette affirmation est assez logique car les problèmes d’addiction au jeu peuvent facilement entraîner des problèmes d’argent, de sociabilité, etc, qui participent à créer la dépression. Et en général, chacun de ces problèmes ont tendance à prendre de l’importance avec l’âge.

Selon le docteur Dussault, les deux problèmes doivent être traités ensemble, car ils sont étroitement liés.

Il a aussi été trouvé un lien entre l’impulsivité et les problèmes de jeux. Par extension, il y a donc un lien entre l’impulsivité et la dépression.

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