Ladbrokes écope d'une amende de 5,9£ millions par la UK Commission

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Par LE 06.08.2019
Ladbrokes écope d'une amende de 5,9£ millions par la UK Commission

GVC Holdings, le propriétaire de Ladbrokes, vient d'écoper d'une amende de 5,9£ millions de la part de la Commission des Jeux Britannique pour avoir falli aux règles élémentaires de blanchiment d'argent et de Jeu Responsable. Cette amende représente l'une des plus importantes attribuées par le régulateur. 

Sept joueurs à problème que Ladbrokes n'a pas questionné

Le régulateur britannique (UK Gambling Commission) a l'habitude de sévir en tapant aux portefeuilles des firmes de jeux en ligne, quand ces dernières enfreignent les règles de contrôles dans certains domaines. Cette fois, c'est Ladbrokes qui a été épinglé, et son propriétaire qui a réglé l'ardoise. 

Le régulateur a identifié sept cas de joueurs à problème entre 2014 et 2017. A chaque fois, le bookmaker n'est pas entré en contact avec ces joueurs et n'a pas creusé des dossiers sur lesquels il était clair que les joueurs dépensaient de façon dangereuse (ou potentiellement dangereuse si l'on tient compte des dépenses moyennes des joueurs sur le site). 

L'un de ces joueurs a perdu 1,5£ million sur près de trois ans sans que Ladbrokes ne l'interroge une seule fois sur l'origine des fonds. Parmi les autres signes qui auraient dû éveiller les soupçons du site, le joueur arrivait parfois à se connecter dix fois dans la journée.

Un autre joueur a perdu 98,000£ en trois ans, tout en ayant 460 tentatives de dépôts refusés par sa banque. 

Ces cas pointent la responsabilité de Ladbrokes, qui aurait dû s'assurer de la santé financière de ses clients. L'opérateur aurait dû s'assurer que les fonds dépensés étaient gagnés de façon légale et crédible (crédible en prenant en compte la profession du joueur). 

De l'histoire ancienne mais GVC paie quand même

GVC Holdings doit donc payer 5,9£ millions au régulateur britannique pour ces sept cas. En 2018, GVC a acquis le site de paris Ladbrokes pour 3,2£ milliards, il n'est donc pas techniquement responsable de ce qu'il s'est passé avant cela. Pour autant, la firme a accepté sa responsabilité au vu de sa nouvelle acquisition et a affirmé que les personnes responsables de ces fautes du passé n'étaient plus au sein de la structure. 

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