Les autorités de Singapour en visite à Paris pour étudier le modèle des jeux en ligne français

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Par LE 23.06.2014
Les autorités de Singapour en visite à Paris pour étudier le modèle des jeux en ligne français

Une délégation officielle venue de Singapour a rencontré en début de mois l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne présidée par Charles Coppolani pour analyser la législation française en vue de voir si elle peut être adaptée à Singapour. Avant de se demander si cela peut être adapté, la question serait déjà de savoir si c’est réellement une bonne idée…

Singapour prend note sur plusieurs modèles

La délégation Singapourienne, dirigée par le ministre des affaires intérieures S Iswaran et l’ambassadeur à Paris Tan York Chor a donc rencontré les Français de l’Arjel pour avoir des informations pratiques sur la façon dont fonctionne notre marché des jeux en ligne actuel. L’Arjel est en place depuis juin 2010, juste avant la Coupe du Monde.

« Le ministre Singapourien veut découvrir la façon dont fonctionne chaque pays. Celui-ci a demandé à rencontrer les responsables français pour analyser le modèle du pays, qui est connu pour ses conditions strictes et ses performances. »

« Depuis mai 2013, les ministres sont en train d’étudier et d’identifier les modèles de régulation pour les jeux d’argent en ligne. Afin de créer une stratégie efficace et durable pour le secteur de jeux, les autorités Singapouriennes  ont commencé à travailler en collaboration avec différents systèmes. »

Un bilan pourtant mitigé pour l’Arjel

Les sentiments sont vraiment très partagés concernant l’Arjel. Beaucoup pense que cette dernière est en grande partie responsable du déclin du poker en ligne en France. S’il n’y avait pas les paris sportifs qui restent assez stables, l’expérience Arjel pourrait être considérée comme un échec.

Concernant les résultats du poker en ligne pour le premier trimestre 2014, les résultats sont comme souvent à la baisse. Le trafic du cash-game est en baisse de 19% par rapport à la même période l’année dernière.

Selon Jean-François Vilotte, ancien Président de l'Arjel, l’un des problèmes majeurs de l’Arjel en France est son manque de flexibilité et le fait qu’il ne s’adapte pas suffisamment aux besoins des joueurs et du marché. La rigueur qui semble être recherchée par les autorités Singapouriennes devrait certainement être adaptée pour être totalement efficace…

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