Une solution pour les joueurs compulsifs ? Une zone du cerveau serait directement reliée à la prise de risque

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Par LE 27.09.2018
Une solution pour les joueurs compulsifs ? Une zone du cerveau serait directement reliée à la prise de risque

Des scientifiques auraient trouvé la zone du cerveau (tout du moins l’une des zones) qui permet de provoquer les comportements risqués des joueurs compulsifs. En désactivant cette zone chez certains macaques rhésus, il a été remarqué que leur propension au risque baissait de 30 à 40 %. Est-ce un espoir pour les joueurs compulsifs ?

Une fois de plus, l’humain peut s’inspirer du singe

Etudier le comportement des macaques peut permettre d’en apprendre beaucoup sur les comportements humains. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, les macaques font preuve eux aussi d’une attirance par rapport au risque en général (quand il s’agit de gagner une récompense).

Deux singes ont testé des jeux simples pour lesquels ils pouvaient gagner des jus de fruit. Ils avaient le choix entre avoir 10 millilitres 20 % du temps ou 3 millilitres 80 % du temps. Même quand ils n’avaient plus vraiment envie de boire, les macaques choisissaient toujours la méthode la plus risquée, soit les 10 millilites. Cela confirme le fait que les singes comme les humains ont tendance à se diriger vers les résultats risqués, mais qui récompensent mieux.

Mais en désactivant une région précise du cerveau, leur propension au risque a diminué de 30 à 40 %. Cela pourrait démontrer que les joueurs compulsifs peuvent être soignés en travaillant sur cette région. Rien n’est perdu pour ceux qui ne parviennent pas à se maîtriser dès qu’il s’agit de jeux d’argent.

« C’était réellement inattendu de trouver une zone du cerveau directement liée à l’attitude de prise de risque. Les préférences des macaques ont changé de façon significative. » D‘après l’étude.

Le comportement d’un joueur à risque n’est donc pas immuable et peut possiblement être modifié en travaillant correctement. Est-ce un espoir pour tous les joueurs compulsifs ? Pas impossible car cela ouvre en effet la porte à toutes les hypothèses sur les possibilités du cerveau. La zone identifiée pourrait être accompagnée d’autres zones tout aussi importantes, qui pourraient avoir une forte influence sur le comportement des gens et leur propension à prendre des risques.

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