Bilan 2016 de l'Arjel: les paris sportifs dominent clairement l'année

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Par LE 07.02.2017
Bilan 2016 de l'Arjel: les paris sportifs dominent clairement l'année

Le bilan de l'année 2016 concernant les jeux d'argent en ligne en France vient d'être communiqué par l'Autorité de Régulation des Jeux en Ligne, qui montre un résultat convaincant sur l'ensemble, malgré un poker en ligne qui reste assez faible. Le marché français est caractérisé par son absence de licences pour les casinos en ligne, ce qui permet à une flopée d'opérateurs illégaux de travailler en toute impunité.

Les paris sportifs cassent la baraque

Selon l'Arjel, aucune véritable surprise pour cette année qui voit les paris sportifs dominer largement le marché. De façon encore plus marquée que les années précédentes, les paris sportifs sont les moteurs du secteur avec 45% d'augmentation des mises par rapport à 2015 (pour 2,08€ milliards).

Ces résultats exceptionnels sont dus à la combinaison de deux événements sportifs majeurs : l'Euro 2016 – qui en plus a eu lieu en France – et les Jeux Olympiques de Rio. Ces deux compétitions ont permis aux opérateurs d'attirer beaucoup de joueurs et de dégager une marge plus importante en 2015.

L'Arjel estime que la plupart des joueurs sont récréatifs et responsables. Les joueurs ont tendance, plus que les autres années, à recycler leurs gains, ce qui signifie tout simplement les rejouer. Un constat qui profite aux opérateurs mais qui n'est pas inquiétant compte tenu « du niveau modéré de la dépense quotidienne ».

En 2016, les paris sportifs ont représenté plus du double des paris hippiques. La difficulté de ce vertical est qu'il manque de dynamisme : le nombre de comptes joueurs stagne et la population a du mal à se renouveler. Les paris hippiques sont moins attractifs pour la plupart des parieurs que les paris sportifs.

Concernant le poker, le constat est presque identique à 2015 avec une baisse d'activité sur les parties de cash-game et une légère augmentation des tournois. L'Arjel soulève une fois de plus le problème de l'assiette fiscale. Il y a un problème dans la façon dont sont taxés les opérateurs, qui sont prélevés sur les mises et non les gains des joueurs. Cela signifie qu'ils peuvent être taxés alors même qu'ils réalisent une perte (exemple avec un joueur qui mise, gagne et retire).

Il a également été remarqué que le mois de décembre a vu une augmentation du cash-game, ce qui est extrêmement rare. Cela est sans doute dû à l'ajout de nouvelles variantes de poker (Stud, Razz, etc...) qui viennent s'ajouter au No Limit Hold'Em et Pot Limit Omaha. Cela montre que les joueurs sont en attente de nouveautés et de nouvelles variantes et qu'il est important de faire attention à ce genre de détail pour garder le marché hors de l'eau.

« Pour protéger les joueurs, le marché agréé est le meilleur endroit possible : c’est la raison pour laquelle il importe de le faire vivre et de trouver le bon équilibre entre un marché à la fois solide et attractif et une offre qui garantisse les conditions d’un jeu récréatif et responsable. Cet équilibre semble, avec le soutien indispensable du monde de la recherche, envisageable et possible. » a déclaré Charles Coppolani, Président de l'Arjel.

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