L'état du marché des jeux en ligne espagnol et les difficultés des opérateurs

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Par LE 07.04.2014
L'état du marché des jeux en ligne espagnol et les difficultés des opérateurs

L’Espagne a régulé son marché des jeux d’argent en ligne depuis juin 2012. Pour ce lancement, 53 opérateurs étaient parvenus à obtenir une licence pour opérer sur le sol ibérique. C’est un marché qui essaie de se développer et d’apporter le plus d’éléments aux joueurs/opérateurs pour être viable mais surtout devenir l’un des plus sérieux d’Europe.

Début 2013, le lancement était jugé comme optimiste avec des résultats plutôt bons, mais ceux du deuxième trimestre montrait déjà un ralentissement.

Les difficultés pour les opérateurs espagnols

Pour beaucoup, 2014 devrait être l’année clé pour le marché espagnol, l’année qui verra ce secteur connaître une forte croissance et se faire sa place parmi les marchés européens régulés. Car pour le moment, les opérateurs ont plusieurs reproches à faire par rapport à certaines conditions.

Tout d’abord, le niveau de taxation est trop élevé. On ne peut pas être sûr à 100% que c’est la raison pour laquelle certains opérateurs n’ont pas demandé de licence mais cela peut être une piste. Entre prendre des risques à proposer une offre illégale, et être légal mais payer le prix fort, il y a de quoi faire réfléchir.

Ensuite, ces opérateurs n’ont pas la possibilité de proposer tous les types de jeux de casino. Cela limite leur manœuvre et l’attraction potentielle vers les joueurs espagnols. Le poker en ligne est légal, le débat sur les machines à sous est lancé depuis avril 2013 et les jeux Live Dealer sont disponibles mais seulement la roulette (que les opérateurs implémentent de plus en plus).

Dernier problème qui peut faire hésiter un éventuel nouvel opérateur de tenter sa chance est le domaine du poker. En effet le poker en ligne en Espagne est dominé par Pokerstars avec 70% du marché. Tout opérateur de poker en ligne qui est intéressé devra y réfléchir à deux fois car il existe un géant qui mange une bonne partie de la ration globale. Pour comparer avec la France, Pokerstars est également présent mais est contrebalancé par Winamax, qui est d’ailleurs le premier opérateur de poker du pays.

Le risque d’envoyer les joueurs vers les non-régulés

C’est donc un des problèmes majeurs, outre la taxation, pour les opérateurs espagnols : le fait qu’ils ne sont pas totalement libres pour les jeux à proposer. Ils voudraient étendre leur offre de jeux pour être plus compétitif par rapport aux sociétés non-licenciées.

Car le problème à limiter les jeux pour les opérateurs légaux est que les joueurs peuvent se tourner vers les opérateurs illégaux pour assouvir leur désir de trouver telle ou telle variante. C’est une des raisons principales qui a entraîné la réflexion sur les machines à sous : bien trop de joueurs se déplacent vers le « marché noir ».

Le partage de marché Espagne/Italie pour plus tard

En France la proposition du partage des liquidités des opérateurs européens à fait un flop à l’Assemblée Nationale. En revanche, l’Espagne et l’Italie se sont engagées à partager leurs marchés prochainement, à priori en 2014, c’est en tout cas ce qui était annoncé en premier lieu.

Mais d’après un consultant spécialisé sur le marché espagnol, Agustinoy Guilayn, ce n’est pas encore prêt d’arriver. Il pense que chacune des juridictions a autre chose à penser d’abord. L’Italie est concentrée sur des questions fiscales et l’Espagne s’occupe de réguler les machines à sous.

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