Un bookmaker paie en avance pour la victoire de Liverpool en Premier League, six mois avant l'échéance

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Par LE 06.12.2019
Un bookmaker paie en avance pour la victoire de Liverpool en Premier League, six mois avant l'échéance

C'est un coup de pub bien connu du monde des bookmakers. Peu utilisé mais diablement efficace pour faire parler (la preuve avec cet article), le fait de payer en avance des paris, avant même que l'échéance n'ait eu lieu, est une pratique qui relève plus du marketing que de la prédiction. 

Récemment, Betway a annoncé qu'il allait payer les parieurs qui avaient misé sur la victoire d'équipe de Liverpool en Premier League, alors qu'il reste encore quelque six mois de compétition. Est-ce réellement un coup risqué ?

Les parieurs se réjouissent de l'annonce

C'est annoncé ! Betway paiera les mises de tous ceux qui ont cru en la victoire de Liverpool en PL. Le fait que l'équipe n'ait pas remporté cette compétition depuis 1990 importe peu. Elle a en effet connu un début de saison explosive et caracole en tête. En outre, elle a remporté la Ligue des Champions cette année.

Même si près d'un tiers seulement de la compétition a eu lieu, les gains seront honorés. Et si Liverpool vient à ne pas finir en tête de la Premier League, tant mieux pour les parieurs, tant pis pour le bookmaker. 

L'art du marketing

Mais est-ce réellement un risque que prend Betway ?

C'est un risque car il peut y avoir perte, certes. Il est déjà arrivé en effet qu'un bookmaker paie en avance les gains d'un pari avant même son échéance. Paddy Power avait usé de ce coup marketing lors de l'élection de Barack Obama en 2012 et avait eu raison. Mais il avait poussé le vice pour la course à la présidentielle entre Hillary Clinton et Donald Trump, en payant en avance les paris qui voyait l'ex de Bill Clinton présidente. Cette erreur leur aura coûté la bagatelle de 6,5$ millions (dont 4,5$ millions de paris pro-Trump). Payer les mises des vainqueurs comme des perdants peut s'avérer très coûteux.

Mais il faut reconnaître la puissance d'une telle annonce : c'est un coup marketing avant tout. Le bookmaker en question range cela dans les dépenses publicitaires, quitte à se tromper dans ses prédictions. 

Hormis le cas de l'élection de Trump en 2016, la pratique de payer avant l'échéance est rentable même si la prédiction n'est pas avérée. Faire parler est de nos jours tellement important qu'une erreur de temps en temps peut être permise.

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